C’est un des clous de mon cercueil, un de ceux qui percent le panier qui me sert à passer le mois. Les livres. J’en achète plus que de raison. J’en achète plus que je ne pourrai en lire. C’est la moisson d’hier « Le Journal de Virginia Woolf »; qui est à la joie de vivre ce que Eric Rohmer est au cinéma d’action ; et « Les carnets d’enquête » d’Emile Zola, qui reprend des notes qui lui ont servi à l’écriture de ses romans. Des mots encore des mots. Plus qu’il n’en faut.
Je vais souvent chez les bouquinistes. Pour les prix, bien sûr, mais aussi pour ce qui a été oublié dans les livres. Il y avait cette carte laissée dans un roman d’amour. Elle dit : Bon courage, minou chéri. Reviens vite pour que nous puissions profiter de quelques jours de repos à nous deux. Je t’aime. Moi.
Les petits coeurs qui accompagnent les i de chéri, de minou, de aime et de moi, me font penser que c’est une femme qui l’a écrite. Mais...Qui est ce minou chéri ? Qui est ce moi ? Pourquoi lui faut-il du courage ? Ont-ils profité de ces jours de repos ? Sont-ils partis ? L’aime-t-il toujours ?

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire